Collloque international : L’esthétique philosophique, du projet au dépassement

Université de Lausanne (UNIL)

Université Paris Sorbonne, Paris 4

Agence Nationale de la Recherche (ANR)

Colloque international
L’esthétique philosophique : du projet au dépassement

A L'Université de lausanne (UNIL)
Les 24 et 25 février 2011
Unithèque salle 511
Métro M1, Arrêt UNIL-Moulinié

En partenariat avec l'Université Paris Sorbonne, Paris 4 et le programme ANR FORMESTH (Formalime esthétique en Europe centrale aux 19e-20e siècles)

Pour toute information pratique : Frederic.Seiler@unil.ch

Organisation : Gilda Bouchat (Assistante diplômée, UNIL) et Julien Labia (ATER, Paris IV)
avec le concours de M. le Pr. Raphaël Célis (UNIL) et de Mme le Pr. Jacqueline Lichtenstein (Paris-Sorbonne).

Avec la participation de Gilda Bouchat, Sandrine Burri, Raphaël Célis, Noémie Etienne, Sara Guindani-Riquier, Julien Labia, Dave Lüthi, Sébastien Laurent, Jacqueline Lichtenstein, Carole Maigné, Alain-Patrick Olivier et Nicolas Rialland.

* * *

L’esthétique semble encore pouvoir dire aujourd’hui beaucoup de choses sur l’art. Elle se montre sous des guises très diverses, se présentant tour à tour comme une discipline philosophique à part entière, comme une série de discours de type prescriptif, plus ou moins hétérogènes quant à leur teneur, ou encore comme un horizon conceptuel qui accompagne, que ce soit de manière affirmée ou non, le travail de l’historien de l’art, du musicographe ou du critique.
N’y a-t-il pas, dès l’origine, une certaine démesure dans ce projet de vouloir rendre raison de l’art ? La question de savoir si l’esthétique a encore quelque chose à nous apprendre sur l’art — si tant est qu’il s’agisse bien d’ « apprendre » quoi que ce soit de l’art — est aussi ancienne que l’invention de la discipline elle-même. Ce colloque entend interroger le caractère problématique de l’esthétique, de son origine à nos jours.
La matinée de la première journée sera dédiée à la naissance historique de l’esthétique philosophique et sa genèse conceptuelle. Sans vouloir préjuger de l’unicité de cette discipline, il importera de comprendre les différentes stratégies employées dans cette mise à l’épreuve de l’art par le concept. L’après-midi sera consacrée à des approches qui — bien que déviantes par rapport à la discipline — en conservent parfois le nom, tout en proposant des alternatives théoriques se présentant comme autant de tentatives de dépassement des apories avérées de l’esthétique philosophique. La seconde journée se donnera le défi d’inverser le propos et sera entièrement dévolue à l’étude de formes spécifiques de dépassement : les discours « esthétiques » propres à telle ou telle forme d’expression artistique (peinture, sculpture, architecture, musique, danse, cinéma ou encore les « installations » dans l’art contemporain) seront mis à l’épreuve des œuvres d’art. Entre puissance spéculative du concept ― au risque de la généralité ― et particularité spécifique de chaque forme d’art, il s’agira de réfléchir ensemble à de nouvelles perspectives. Autrement dit, nous nous attacherons non seulement à comprendre le projet initial de l’esthétique, mais tâcherons encore de contribuer à sa mise en œuvre.


Programme détaillé des journées :
Première journée, 24 février.

9 h 15 – 9 h 45 Accueil des participants

I. Le projet esthétique et son autre.

Présidence de séance : Gilda Bouchat.

9 h 45 – 10 h 10 Salut des organisateurs et introduction générale par Gilda Bouchat.

10 h 10 – 10 h 50 Alain-Patrick Olivier : « La phénoménologie de l’hypnose ».

10 H 50 – 11 h 10 : pause café et croissants.

11 h 10 – 12 h 50 Sébastien Laurent : « Qualité esthétique et valeur marchande ».

11 h 50 – 12 h 30 : Table ronde. Modération : Gilda Bouchat, et Sara Guindani-Riquier.

12 h 30 – 14 h 00 : déjeuner au restaurant de Dorigny.

II. Redéfinitions du projet esthétique.

Présidence de séance : Pr. Raphaël Célis.

14 h 00 – 14 h 40 Nicolas Rialland : « Lessing : une poétique entre rhétorique et esthétique ».

14 h 40 – 15 h 20 Carole Maigné-Quenet : « Que signifie "scientifique" dans "esthétique scientifique" ».

15 h 20 – 15 h 40 : pause café.

III. L’esthétique philosophique en quête d’œuvre.

Présidence de séance : Carole Maigné-Quenet.

15 h 40 – 16 h 20 Julien Labia : « Projet et itinéraire : quelques paradoxes du parcours de l’esthétique philosophique de la musique ».

16 h 20 – 17 h 00 Noémie Etienne : « Restaurer l’art au XVIIIe siècle : pensée et activité ».

17 h 00 – 17 h 30 : Table ronde. Modération : Carole Maigné-Quenet, Alain-Patrick Olivier et Nicolas Rialland.

17 h 35 : Départ pour la cathédrale de Lausanne.

18 h 15 Conférence in situ du Pr. Dave Lüthi et visite guidée menée avec l’ensemble des participants au colloque.

20 h : repas du colloque.

25 février, deuxième journée :

9 h 15 – 9 h 45 Accueil des participants.

IV. En quête de nouvelles catégories :

1) Présidence de séance : Julien Labia.

9 h 45 – 10 h 45 Ouverture : Pr. Jacqueline Lichtenstein. (Titre à préciser)

10 h 45 – 11 h 05 : pause café et croissants.

11 h 05 – 11 h 45 Sara Guindani-Riquier : « " Est-il temps de non-philosophie ? " (Maurice Merleau-Ponty) La transmission de la philosophie par les recherches de l’art. »

11 h 45 – 13 h 30 déjeuner au restaurant de Dorigny.

2) Présidence de séance : Pr. Jacqueline Lichtenstein.

13 h 30 – 14 h 30 Sandrine Burri : « Une esthétique de l’Erdenrest : le dégoût dans l’art contemporain, ses enjeux, ses possibilités. »

14 h 30 – 15 h 10 Pr. Raphaël Célis : « Van Gogh sismographe ».

15 h 10 – 15 h 30 : pause café.

15 h 30 – 16 h 30 Conclusion générale. Gilda Bouchat, Carole Maigné, Julien Labia, Jacqueline Lichtenstein, Raphaël Célis. Remerciements des organisateurs.







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